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Les cinq départements français les plus exposés aux inondations

Le risque d’inondation est considéré comme le risque naturel majeur menaçant la France Métropolitaine selon l’institut gouvernementale GÉORISQUES. Tout le territoire français est susceptible de souffrir de ce phénomène naturel, qu’il s’agisse des zones urbaines, rurales, des plaines, des reliefs et bien sûr, des littoraux.

Le risque peut être déclenché par des précipitations de fortes intensités et durables, de submersion par la mer et débordement des cours d’eau, ou par remontée des nappes phréatiques. Lorsque les départements et régions sont en alerte d’inondation, Météo-France distingue le risque d’inondation, de submersion marine et de crue lors de la mise en place de ces niveaux de vigilance.

Malheureusement, certains territoires sont plus sensibles que d’autres, ces zones sont appelées TRI : Territoires à Risques Importants d’inondation. Certains départements sont inondés plus fréquemment que la moyenne et la force des submersions peut causer d’importants dégâts.

Nous partageons dans cet article les cinq départements français les plus exposés aux inondations. Ce classement est le résultat de l’analyse de l’historique des inondations recensées en France depuis 40 ans, le nombre d’arrêtés préfectoraux de déclaration d’alerte d’inondation, les données partagées par GÉORISQUES sur son rapport de 2020 et le rapport de la DDRM de chaque département. Il est également important de prendre en compte les enjeux de chaque territoire, en effet, une inondation sera moins problématique dans une zone avec une faible densité de population et peu d’activités humaines.

5 – Les Alpes-Maritimes

Les Alpes-Maritimes situées au sein de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, est un département qui est particulièrement sensible aux inondations par débordement de cours d’eau. À la suite de précipitations importantes, le niveau des fleuves et rivières augmente jusqu’à déborder les berges et contourner les digues. À ce jour, la grande majorité des points d’eau du département sont susceptibles de déborder lors de pluies diluviennes.

Plus de 139 communes ont été identifié comme « zones à risques d’inondation », l’estimation de la population vivant en zones inondables est de plus de 300 000 personnes.

Les crues de 2020 ont causé d’importants dégâts matériels et un bilan humain lourd. Au cours des 40 dernières années, de nombreux débordements de cours d’eau ont été retranscrit, notamment ceux du Var, du Roya, du Vésubie, du Paillon, et du Tyinée.

4 – Pyrénées-Orientales

Les Pyrénées-Orientales sont soumis à de multiples risques d’inondation : par submersion marine, par débordement de cours d’eau et des nappes phréatiques, par crues torrentielles, ruissellement et inondation de plaine. Un effet « boule-de-neige » entre tous ces types d’aléas est possible et a pu être observé par le passé.

L’élément déclencheur est l’apparition de pluies torrentielles, aussi appelées « épisodes cévenols », période où l’équivalent de plusieurs mois de précipitations se déverse en quelques heures.

Une grande partie des activités et des logements est implantée en zones inondables, ainsi, plus de 177 000 personnes sont soumis au risque d’inondation dans le département des Pyrénées-Orientales.

En 1999, une crue d’une ampleur sans précédent s’est répandue sur 4 départements dont les Pyrénées-Orientales. La rivière du Verdouble et le fleuve de l’Agly sont sortis de leur lit pour s’infiltrer au cœur des terres. Depuis ce jour, 5 épisodes majeurs d’inondation ont été recensés par la DDRM, la dernière en date remonte à 2014, le fleuve de l’Agly a débordé, poussant les autorités à évacuer 6 000 personnes.

3 – Le Gard

 Le département du Gard est particulièrement sensible au risque d’inondation. Au cours des 50 dernières années, ce n’est pas moins de 200 épisodes pluviales de très forte intensité qui ont été recensés.

Le Dossier Départemental des Risques Majeurs (DDRM) estime que 25 % du département est exposé aux inondations, soit plus de 280 000 habitants.

À l’instar des Pyrénées-Orientales, le Gard est soumis à de nombreux types de submersion, allant du débordement des cours d’eau à la remontée des nappes phréatiques. Mais le principal danger réside dans la puissance des crues torrentielles. Les caractéristiques du territoire induisent une circulation de l’eau par des passages localement étroits, augmentant la vitesse et la puissance du courant. Le débordement des cours d’eau est immédiat (parfois en moins d’une heure) et laisse peu de temps aux habitants et aux autorités locales d’agir.

En 2002 et suite un épisode de pluies cévenoles, 7 900 logement et 2 000 locaux d’entreprises ont été sinistrés, 299 communes du département furent classées en « état de catastrophe naturelle ».

2 – Le Vaucluse

Le département du Vaucluse comptabilise 42,27 % de sa population vivant en zones inondables, soit plus de 228 000 personnes. Les événements du 22 septembre 1992 sont restés gravés dans la mémoire des habitants. À la suite de pluies diluviennes, la rivière de l’Ouzève est sortie de son lit, provoquant des crues torrentielles qui emportèrent tous sur leur passage.

Le Vaucluse est particulièrement sensible aux formations rapides de crues, ces aléas ont causé de nombreuses ruptures de systèmes d'endiguement (cinq ruptures en seulement 10 ans, entre 1994 et 2004). Les autorités locales ont travaillé depuis 2010 à l’amélioration des digues situées aux abords des cours d’eau, mais le risque de submersion reste important et inquiète les habitants qui résident dans les zones à risques.

1 – La Haute-Corse

Près d’une personne sur deux vit dans une zone inondable en Haute-Corse, 47,34 % de la population (un record en France), soit 76 000 personnes selon le Ministère de

l’Environnement. En dépit de la taille réduite de ce territoire, la densité de population y est très forte, ce qui en fait le territoire en France métropolitaine, le plus sensible au risque d’inondation.

Le rapport 2015 du DDRM décrit le réseau hydrographique du département comme un amas de cours d’eau de faible densité, avec un débit variable favorisant l’apparition rapide de crues dévastatrices.

La Haute-Corse est exposée aux inondations par érosion du littorale, par les submersions marines, le ruissellement, les crues torrentielles et les ruissellements, et ici encore, les effets boules de neige sont redoutés lors de précipitations importantes.

Le territoire est également soumis à un paradoxe, les systèmes d’endiguements ne sont pas utilisé pour contenir les potentielles inondations, mais pour servir de réseau hydroélectrique. En revanche, les barrages de l’OEHC (office d’équipement hydraulique de Corse) peuvent jouer un rôle pour contenir l’avancée des eaux lors des alertes inondations, mais la DDRM précise également que l’effet de ces protections est « partielle » et les efforts des autorités locales en matière de prévention et protections doivent être maintenues.

 

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